09/09/2010

Évocation poétique d'une situation qui l'est beaucoup moins...

Les Flamingands, chanson comique !

 

Messieurs les Flamingants

J'ai deux mots à vous rire

Il y a trop longtemps

Que vous me faites frire

À vous souffler dans le cul

Pour devenir autobus

Vous voilà acrobates

Mais vraiment rien de plus

 

Nazis durant les guerres

Et catholiques entre elles

Vous oscillez sans cesse

Du fusil au missel

Vos regards sont lointains

Votre humour est exsangue

Bien qu'y aient des rues à Gand

Qui pissent dans les deux langues

Tu vois quand j'pense à vous

J'aime que rien ne se perde

Messieurs les Flamingants

Je vous emmerde

 

Vous salissez la Flandre

Mais la Flandre vous juge.

Voyez la mer du nord

Elle s'est enfuie de Bruges.

Cessez de me gonfler

Mes vieilles roubignoles

Avec votre art flamand-italo-espagnol.

Vous êtes tellement tellement

Beaucoup trop lourds

Que quand les soirs d'orage

Des chinois cultivés

Me demandent d'où je suis,

Je réponds fatigué

Et les larmes aux dents :

"Ik ben van Luxembourg".

Et si aux jeunes femmes,

On ose un chant flamand,

Elle s'envolent en rêvant

Aux oiseaux roses et blancs

 

Et je vous interdis

D'espérer que jamais à Londres

Sous la pluie on puisse

Vous croire anglais

Et je vous interdis

À New-York ou Milan

D'éructer Messeigneurs

Autrement qu'en flamand

Vous n'aurez pas l'air cons

Vraiment pas cons du tout

Et moi je m'interdis

De dire que je m'en fous

Et je vous interdis

D'obliger nos enfants

Qui ne vous ont rien fait

À aboyer flamand

Et si mes frères se taisent

Et bien tant pis pour elles.

Je chante persiste et signe :

Je m'appelle Jacques Brel ....

17:48 Écrit par Will - will.lebrun@gmail.com | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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