06/09/2010

Allons Enfants de Wallonî-îîe, le jour de gloire est arrivé ...

« Rien ne sert de courir – dit la tortue au lièvre – il faut partir à point »...

On aurait dû appliquer ce précepte depuis longtemps à la gestion de la Belgique.

Et arrêter de vouloir coller des morceaux qui n'ont jamais fait un ensemble autre qu'anecdotique.

J'ai vécu assez longtemps à l'étragner pour savoir que si un Wallon se présente volontiers comme Belge, un Flamand – lui- reste avant tout Flamand !

Mais gratte et tu verras que le nationalisme flamand lui-même n'est qu'un leurre, un repli né de la peur de la solitude car même entre eux ils ne se rencontrent pas: demande à un gars de Coxyde ce qu'il a en commun avec un Limbourgeois de Genk ...

Mais ne chipotons pas !

Dans le débat actuel, ne nous trompons pas, ce sont bien les Flamands qui demandent le divorce.

Alors, comme le mariage n'a rien d'une union amoureuse, pourquoi ne pas le leur accorder ?

J'entendais, sur une chaîne èrtébéenne, Herman De Croo, le père de l'autre, émettre des doutes sur la capacité des Wallons – Portugais du Nord selon lui (ce dont nous pouvons être fiers pour autant que l'on considère les Lusitaniens , par leur force de travail, comme étant les Allemands du Sud !!!) - de s'en sortir seuls ...

Et d'invoquer dans son « résonnement » la déclaration de Rudy Demotte en la qualifiant d'artifice de conversation et ensuite la liquidation de la dette et le spectre des taux d'intérêts de nos créanciers...

Beau discours populiste – pardon, libéral – que celui-là... On dirait du Modrikamen ... C'est mal connaître notre ministre-président que d'imaginer qu'il se laisse innocemment aller à des « artificies de langages et des effets d'annonce » par hasards ...

En ce qui concerne la dette, Monsieur De Croo (qui connaît bien son sujet puisque dans la même interview il parle de l' « ignorance des électeurs » dont lui et ses pairs de droite font leur fonds de commerce) oublie à l'instar de Monsieur Dee Wever d'ailleurs de prévenir ses auditeurs que la plus grosse partie de la dette est composée de la « dette extérieure ». Cette dernière provient pour sa plus grande part des sommes dues à l'étranger par des entreprises privées belges et garanties par l'Etat aux termes des accords commerciaux passés entre notre Etat fédéral et les autres pays concernés.

Or – et les Flamands ne se gènent pas de se servir de cet argument pour humilier leurs voisins du Sud – où se trouve la majorité des entreprises belges susceptibles de souscrire à cette dette extérieure ? En Flandre pardi !

Et de quelle « nationalité » est composée la majorité des personnels de ces sociétés ? Flamande pardi !

Et quelles entités territoriales profitent des implantations de ces sociétés ?

Les entités flamandes pardi !

Et on voudrait que celà soit un argument pour inciter les Wallons à plier la nuque devant le Duce du Nord ?

Dimanche dernier un participant flamingand du Gordel disait « Chaque lapin dans son clapier ! » ce à quoi j'ajoute «  et ses petits avec lui ! »...

 

L'impression que je retire de tout cela est que – maintenant, la classe dirigeante sensée a peur ! Peur de ce qu'ils ont laissé filer en donnant des ailes à la N-Va, peur des conséquences pour leur avenir...

 

Ils peuvent !

A Tournai on dirait que Bart de Wever – à l'incitation de Leterme – a voulu « jouer les Mimile »... Qu'avec lui – une fois – les Wallons allaient voir ce qu'ils allaient voir ...

Et 730 000 nostalgiques du pangermanisme l'ont plébiscité ! Sans se douter qu'ils lui jouaient-là le pire des tours qu'ils pouvaient lui jouer ! Car en réalité, le Bart, il n'avait (et n'a toujours pas !) la moindre idée, le moindre projet, le moindre programme pour « les » Belgiques de demain ...

Sa réaction fut donc à la hauteur de sa vacuité : il se borna à laisser les autres se débrouiller avec « leurs » problèmes et « ses » exigences...

Bien sûr le résultat du dialogue de sourds qui s'en suivit ne put être qu'un échec. Qui – bien entendu ! - ne pouvait lui être imputé : ce n'est pas lui qui a mené les négociations !!!

Et c'est ainsi que dans une de ses éditions du 06 septembre, le quotidien « Le Monde » évoqua en parlant de la Belgique, un pays « malade du populisme »...

Bart De Wever considèrera cet avis comme parler dans son dos – ou comme il le dit lui même avec charme et élégance « à son cul »...

A moins qu'à force, celui-ci lui ait remplacé le cerveau !

 

 

@+ Will

18:08 Écrit par Will - will.lebrun@gmail.com | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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